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Vous observez de petits insectes rapides au corps allongé dans votre habitation ou votre entreprise ? On les appelle communément des poissons d'argent. En réalité, il peut s'agir de plusieurs espèces étroitement apparentées, comme le poisson d'argent commun, le lépisme du papier ou la thermobie des fours.
Bien que ces insectes se ressemblent fortement, ils diffèrent par leurs préférences en matière d'humidité, de chaleur et d'abris. Le risque de dégâts varie également selon l'espèce. Une identification correcte permet de déterminer l'approche la plus adaptée.
Rentokil examine quelle espèce est vraisemblablement présente, où l'activité se manifeste et quelles conditions entretiennent le problème. Sur cette base, nous vous proposons une solution sur mesure.
Le poisson d'argent commun est l'espèce la plus fréquemment rencontrée dans les espaces humides des habitations et bâtiments en Belgique. On le trouve principalement dans les salles de bains, toilettes, cuisines, caves et buanderies.
Généralement 7 à 12 mm de long
Corps allongé, aplati, à reflet gris argenté
Corps relativement lisse, recouvert de fines écailles
Deux longues antennes
Trois appendices caudaux à l'arrière du corps
La femelle dépose ses œufs dans des fissures et interstices sombres et protégés. Les nymphes qui en éclosent ressemblent déjà fortement aux adultes, mais sont plus petites et plus claires. Le poisson d'argent mue à plusieurs reprises et continue de muer même à l'âge adulte. Son développement et sa longévité sont fortement influencés par la température et le taux d'humidité.
La présence du poisson d'argent commun est souvent le signe qu'un espace est durablement humide ou insuffisamment ventilé. Il se nourrit de résidus amylacés, de colle à papier peint, de papier, de moisissures et de matières organiques. En faible nombre, il cause généralement peu de dégâts. En revanche, en cas d'infestation plus importante, il peut endommager papiers peints, papiers, livres et emballages.
Le lépisme du papier est également présent en Belgique et est souvent confondu avec le poisson d'argent commun. Cette espèce est toutefois moins dépendante de l'humidité et peut se maintenir dans des espaces secs et chauffés. On le rencontre notamment dans les salons, chambres à coucher, bureaux, espaces de stockage, bibliothèques et archives.
Généralement 10 à 15 mm de long, antennes et appendices caudaux non compris
Corps gris à gris foncé
Aspect visiblement velu
Deux longues antennes
Trois appendices caudaux très longs, souvent au moins aussi longs que le corps
Le lépisme du papier dépose ses œufs dans des fissures, cloisons creuses, sous les plinthes et autres abris protégés. Les jeunes ressemblent aux adultes et muent à plusieurs reprises au cours de leur développement. Les adultes continuent également de muer. L'espèce se développe relativement lentement et peut vivre plusieurs années, ce qui lui permet de rester longtemps présente sans être détectée.
Le lépisme du papier peut endommager papiers, cartons, livres, documents, papiers peints, photos, étiquettes et emballages. Le risque est particulièrement élevé dans les archives, bibliothèques, bureaux, entrepôts et environnements abritant des collections de valeur. Cette espèce n'ayant pas besoin d'humidité pour survivre, la ventilation seule ne suffit généralement pas à résoudre le problème. Il est également important de limiter les abris disponibles et les voies de propagation.
La thermobie des fours est moins fréquente dans les habitations ordinaires, mais peut être présente dans des endroits à température constamment élevée. On la trouve notamment dans les locaux techniques, les installations de chauffage, les environnements de production et les zones situées à proximité de fours ou de canalisations chaudes.
Généralement 10 à 12 mm de long
Corps allongé, aplati et sans ailes
Brun à brun grisâtre, souvent avec un motif tacheté
Deux longues antennes
Trois longs appendices caudaux à l'arrière du corps
La thermobie des fours dépose ses œufs dans des fissures et interstices chauds et protégés. Les jeunes ressemblent aux adultes et grandissent en muant à plusieurs reprises. Les températures élevées favorisent leur développement. Les adultes peuvent vivre d'un à plusieurs années.
La thermobie des fours recherche des abris chauds et peut se nourrir d'amidon, de papier, de colle à papier peint, de fibres textiles et d'autres matières organiques. En cas d'infestation plus importante, elle peut endommager papiers, livres, papiers peints ou certains textiles. L'approche ne se limite donc pas aux insectes présents, mais porte également sur les abris chauds et les fissures accessibles.