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Les chenilles processionnaires représentent une menace croissante pour les chiens en France, avec 90 % des forêts de pin désormais touchées par ce danger, s'étendant progressivement jusqu'à la région parisienne. Ces insectes, présents de janvier à mai sur les pins et d'avril à juillet sur les chênes, constituent un risque majeur pour la santé des animaux de compagnie.
En effet, le contact entre une chenille processionnaire et un chien peut provoquer des réactions graves, notamment des brûlures cutanées, des œdèmes, et dans les cas les plus sévères, une nécrose de la langue nécessitant une intervention chirurgicale. Les symptômes apparaissent généralement dans les deux heures suivant l'exposition, et sans traitement rapide, les conséquences peuvent être fatales.
Ce guide complet détaille les dangers réels des chenilles processionnaires, les symptômes à surveiller, et surtout, les actions essentielles à entreprendre pour protéger son chien de cette menace environnementale grandissante.
La prévention reste la meilleure défense contre les chenilles processionnaires. Pour protéger efficacement votre chien, il faut connaître leurs habitudes et adopter les bons réflexes.
Les risques d'exposition varient selon l'espèce de chenille. Pour la processionnaire du pin, la période critique s'étend principalement de janvier à avril, avec un pic en mars. Concernant la processionnaire du chêne, la vigilance est nécessaire d'avril à juillet. Ces périodes peuvent varier selon les conditions météorologiques et le changement climatique.
Autrefois cantonnées au sud (pin) et à l'est de la France (chêne), ces chenilles progressent désormais vers le nord et l'ouest. Aucun département n'échappe désormais à l'une ou l'autre des espèces. Les températures hivernales douces favorisent leur progression, tant en latitude qu'en altitude.
Les nids de processionnaires du pin sont facilement identifiables : ce sont des cocons soyeux blancs à gris situés aux extrémités des branches. Leur taille peut atteindre celle d'un ballon de football, abritant entre 100 et 300 chenilles.
Pour les processionnaires du chêne, les nids sont plaqués contre le tronc ou sous les branches. La nuit, elles sortent en procession pour se nourrir des feuilles.
Le danger est particulièrement élevé lors des processions de nymphose, quand les chenilles du pin descendent en file indienne le long des troncs pour s'enfouir dans le sol, généralement entre février et avril. Ces processions peuvent compter jusqu'à 300 individus se suivant à la queue leu leu.
En période à risque, évitez les forêts de pins et de chênes. Si vous devez néanmoins vous y rendre, voici quelques précautions essentielles :
Si vous possédez des pins ou des chênes dans votre jardin, plusieurs mesures préventives s'imposent :
Surveillez attentivement vos arbres pendant l'été pour repérer les manchons d'œufs. En cas de détection, faites élaguer et brûler les branches infestées. Vous pouvez également installer des pièges à phéromones pour capturer les papillons mâles et limiter la reproduction.
L'installation de nichoirs à mésanges constitue une solution écologique efficace, ces oiseaux étant de grands consommateurs de chenilles processionnaires. Pour les pins déjà infestés, la mise en place de colliers pièges autour des troncs permet d'intercepter les chenilles lors de leur descente.
Après une procession, arrosez abondamment votre pelouse avant de la tondre pour entraîner les poils urticants dans le sol.
Malgré les précautions, un contact avec une chenille processionnaire peut survenir. Dans cette situation, chaque minute compte et les bons gestes peuvent sauver la vie de votre animal.
Tout d'abord, retirez immédiatement votre chien de la zone infestée pour éviter une exposition supplémentaire aux poils urticants. Cependant, avant toute manipulation, protégez-vous impérativement : portez des gants, un masque et si possible des lunettes. Les poils urticants des chenilles processionnaires sont également dangereux pour l'humain et peuvent provoquer des réactions allergiques sévères.
Chaque chenille possède environ un million de poils urticants qui peuvent facilement se disperser dans l'air ou s'accrocher à vos vêtements. Ces poils restent actifs pendant plusieurs jours, voire années s'ils sont protégés de l'humidité.
Rincer la bouche ou la peau à l'eau froide
Si votre chien a été en contact avec des chenilles processionnaires, la réaction immédiate est cruciale :
Une astuce d'urgence consiste à faire lécher à votre chien un pot de glace à la vanille pour diminuer l'œdème avant de le conduire chez le vétérinaire.
Bien que certaines sources recommandent l'utilisation de bicarbonate de soude, cette pratique est controversée. Selon plusieurs vétérinaires, l'eau claire est suffisante et préférable pour le rinçage initial. Le bicarbonate pourrait potentiellement aggraver l'irritation ou masquer temporairement des symptômes sans traiter le problème sous-jacent.
En outre, les poils urticants contiennent de la thaumétopoéine, une substance acide très inflammatoire qui nécessite un traitement professionnel.
Plusieurs erreurs peuvent aggraver la situation :
Après ces premiers soins, contactez immédiatement votre vétérinaire ou un service d'urgence vétérinaire. Prévenez-les de votre arrivée pour qu'ils puissent se préparer à la prise en charge.
Tout cela est bien joli, et personne n’aurait assez peu de cœur pour ne pas s’émerveiller devant toutes ces bordées d’oiseaux qui s’envolent en mitraille, devant tous ces insectes qui rampent et qui bourdonnent, qui marchent et qui criquettent, qui pondent et qui construisent, inlassablement, leurs nids, leurs fourmilières, leurs maisons printanières, à la force de leurs colonies.
Certes, mais il faut bien admettre que certaines petites bestioles sont pénibles. Disons qu’on s’en passerait bien. Comprenez par-là les frelons, bien sûr, mais aussi certaines fourmis et autres termites, ou encore… l’espece de chenille dite processionnaires ! Ces dernières sont particulièrement mauvaises, parce qu’en les regardant comme ça, on peut les trouver mignonnes. Elles ont l’air toutes douces, « fluffy » comme disent les anglo-saxons, avec leurs poils gris-beige.
Le problème, c’est qu’elles piquent. Leurs poils sont urticants. Ils agissent pour elles comme un bouclier protecteur. Pour nous, ils sont un véritable fléau. Mais ceux qui en pâtissent le plus, ce sont nos animaux de compagnie ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que chenille processionnaire et chien ne font pas bon ménage.
Nos braves bêtes adorent jouer dans le jardin, se rouler dans l’herbe et planter leur truffe dans les moindres recoins. Les dangers de la chenille processionnaire pour le chien ne doivent pas être négligés. Il faut donc adopter un comportement qui encourage la prévention et la sûreté pour votre animal, faire intervenir des professionnels compétents et surtout, rester vigilant !
Ce que le chien ressentira en premier lieu, ce sont de fortes démangeaisons, semblables à des brûlures (c’est ce que vous ressentirez vous-mêmes si vous touchez l’une de ces chenilles). L’instinct de votre compagnon lui dictera de se lécher pour atténuer la douleur. Mais ça ne fera qu’empirer les choses. La langue du chien se trouvera à son tour irritée par la substance urticante.
De votre côté, vous saurez qu’une chenille processionnaire a piqué votre chien si le corps de celui-ci présente des plaques et des rougeurs. De même, si vous remarquez un léchage et un grattage intempestif de la part de l’animal, ainsi qu’une forte salivation ou encore des œdèmes, vous devriez tirer la sonnette d’alarme immédiatement.
De surcroît, laisser passer un temps trop long entre le moment de la piqûre et votre réaction risque de coûter la vie à votre chien : ce dernier est susceptible de subir un choc anaphylactique à tout moment. Il s’agit d’une réaction allergique extrême qui, dans certains cas, bloque la respiration et entraîne la mort.
Par ailleurs, le produit urticant dégagé par la chenille processionnaire sur votre chien provoquera – immanquablement – une nécrose de la langue. Ce phénomène débouche souvent sur une impossibilité pour l’animal de se nourrir. Le vétérinaire préconisera alors l’euthanasie…
Vous l’aurez compris, à moins d’intervenir extrêmement rapidement après la piqûre, l’issue du contact d’une chenille processionnaire avec le chien est souvent fatale… Par conséquent, adoptez de bons réflexes et surveillez votre animal ! Et surtout, inspectez sa zone de jeu au peigne fin.
Si vous remarquez la présence de chenilles processionnaires, par exemple sur un pin (elles aiment ce type de végétal, c’est pourquoi elles sont communément appelées « chenilles processionnaires du pin »), vous pouvez utiliser une méthode radicale : isoler leur nid, puis le brûler. Des sociétés spécialisées s’en chargeront pour vous avec un matériel approprié.
Si vous constatez une véritable invasion de ces chenilles dans un espace public, prévenez le maire de votre commune : il sera tenu de prendre des mesures adéquates.
Enfin, sachez qu’il existe des pièges écologiques destinés à éradiquer les chenilles processionnaires lorsqu’elles sont à l’état de chrysalides. Consultez cette page pour en savoir plus.
Notez que même si une chenille processionnaire et votre chien n’entrent pas en contact direct, les poils de la chenille peuvent être portés par le vent et atteindre votre animal. La vigilance constante est donc de mise.
Notez enfin que si vous réagissez suffisamment vite, votre vétérinaire pourra prévenir le comportement à risque de votre animal (léchage et grattage intempestif) et lui donner des antibiotiques, des anti-inflammatoires ainsi que des antihistaminiques qui seront à même de le sauver.
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