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Les puces sont de petits insectes aptères (sans ailes) qui vivent en tant que parasites externes sur les mammifères et les oiseaux. Elles se nourrissent de sang et peuvent provoquer des démangeaisons, des irritations cutanées et une agitation nerveuse tant chez l'homme que chez l'animal. En Belgique, la puce du chat est de loin l'espèce la plus répandue, y compris sur les chiens. La puce du chien et la puce de l'homme sont aujourd'hui beaucoup moins fréquentes.
Une identification correcte de l'espèce est cruciale, car le comportement, le choix de l'hôte et le mode de propagation varient d'une espèce à l'autre. Vous trouverez ci-dessous un aperçu des principales puces que l'on peut rencontrer en Belgique.
Les puces appartiennent à l’ordre des Siphonaptères (Siphonaptera). Ce sont des insectes dépourvus d’ailes, dotés d’un corps aplati latéralement et de puissantes pattes postérieures qui leur permettent de sauter sur de grandes distances.
Le développement des puces se déroule en quatre stades :
œuf
larve
pupe (nymphe)
puce adulte
La puce adulte vit sur son hôte et se nourrit de son sang. Les œufs tombent souvent de l’animal dans son environnement, notamment dans les tapis, les paniers, les fissures du sol ou les tissus d’ameublement. Les larves ne vivent généralement pas sur l’animal lui-même, mais dans son environnement, où elles se nourrissent de matières organiques et des excréments produits par les puces adultes.
La puce du chien est beaucoup moins fréquente en Belgique et en Europe occidentale que la puce du chat, mais elle peut encore être observée localement.
Les puces adultes du chien sont de couleur brun-noir et mesurent environ 1 à 4 mm. Après un repas sanguin, elles peuvent paraître plus foncées, voire rouge noirâtre. Les larves sont apodes, de couleur blanc cassé, et peuvent atteindre environ 5 mm de long.
Comme les autres puces, la puce du chien possède un corps aplati latéralement, ce qui lui permet de se déplacer facilement entre les poils. Les peignes et épines présents sur le corps l’aident à se maintenir dans le pelage de son hôte.
La puce du chien passe par les quatre mêmes stades de développement que les autres puces : œuf, larve, pupe et adulte. Les larves vivent dans l’environnement et se nourrissent de matières organiques, notamment de sang séché et d’excréments de puces adultes.
Les puces adultes du chien se nourrissent principalement du sang des chiens, mais elles peuvent également piquer les chats et parfois l’homme. Elles sont capables de changer d’hôte et peuvent aussi se développer dans l’environnement immédiat de l’animal, notamment dans les paniers, les tissus d’ameublement et parfois dans des zones abritées à l’extérieur.
La puce du chien peut servir d’hôte intermédiaire au ténia du chien, Dipylidium caninum. Une infestation peut provoquer chez l’animal des démangeaisons, des rougeurs, de l’agitation, une perte de poils et, dans certains cas, des réactions cutanées allergiques.
La puce du chat est l’espèce de puce la plus fréquente en Belgique. Malgré son nom, on la retrouve très souvent aussi bien sur les chats que sur les chiens.
La puce du chat est un petit insecte aptère mesurant environ 2 à 3 mm de long. Son corps est aplati latéralement, ce qui lui permet de se déplacer facilement dans le pelage. L’espèce possède de longues pattes postérieures adaptées au saut ainsi que des peignes chitineux bien développés, appelés ctenidies, au niveau de la tête et du thorax.
Comme toutes les puces, la puce du chat passe par quatre stades de développement : œuf, larve, pupe et adulte. Les œufs sont petits, blancs et lisses. Ils sont généralement pondus sur l’animal, puis tombent dans l’environnement. Dans des conditions favorables, le développement complet, de l’œuf à la puce adulte, peut prendre environ deux semaines, mais il peut aussi s’étendre sur plusieurs mois lorsque la température et l’humidité sont moins favorables.
Une puce du chat adulte ne peut pas se maintenir durablement si elle ne dispose que de sang humain. Elle peut donc piquer l’homme, mais celui-ci ne constitue pas un hôte idéal pour une infestation durable.
Les puces du chat se trouvent souvent dans les endroits où les animaux domestiques se reposent fréquemment, comme les paniers, les canapés, les tapis et les fissures du sol. Les larves se développent dans cet environnement et se nourrissent de matières organiques ainsi que d’excréments de puces. Chez les animaux de compagnie, la puce du chat peut provoquer de fortes démangeaisons, des irritations cutanées, une perte de poils et une dermatite allergique aux piqûres de puces.
La puce de l’homme est aujourd’hui rare en Belgique et dans le reste de l’Europe occidentale, même si elle subsiste encore de manière sporadique et dans un contexte surtout historique.
La puce de l’homme est un insecte aptère de couleur brun foncé à noir brunâtre, mesurant environ 1 à 4 mm de long. Comme les autres puces, elle possède un corps aplati et de puissantes pattes adaptées au saut. Ses pièces buccales sont conçues pour percer la peau et aspirer le sang.
Après un repas sanguin, la femelle peut pondre plusieurs œufs. Au cours de sa vie, elle peut en produire plusieurs centaines. Les œufs sont petits, lisses et de couleur claire. Ils se retrouvent dans le nid, la literie, la litière ou l’environnement immédiat de l’hôte. Ils passent ensuite par un stade larvaire puis un stade de pupe avant l’émergence de l’adulte. Dans des conditions favorables, ce développement peut être relativement rapide, mais le stade de pupe peut se prolonger lorsque les conditions sont moins favorables.
Les puces de l’homme piquent souvent au niveau des jambes et des chevilles. Leurs piqûres peuvent provoquer des démangeaisons, des irritations et des réactions cutanées. Bien que cette espèce puisse parasiter plusieurs hôtes, notamment les chiens, les porcs et certains mammifères sauvages, elle est aujourd’hui beaucoup moins importante que la puce du chat dans les habitations en Belgique.
Dans un contexte historique, la puce de l’homme est parfois mentionnée en lien avec la transmission de maladies. Dans la Belgique actuelle, cela ne constitue toutefois pas un risque typique ni fréquent.
Les puces sont un problème courant dans les maisons, surtout s'il y a des chats ou des chiens qui y vivent.